Logo

ME5 – Pédagogies actives et inégalités scolaires

Les obstacles à franchir pour que les pédagogies actives ne nuisent pas aux élèves

  • ME5
  • Atelier
  • Par Olivier Mottint
  • Tout public
  • Mercredi 21 mars / 15h15-16h45

Les pédagogies actives sont souvent présentées comme étant bénéfiques aux élèves les plus éloignés de la « culture scolaire » et peuvent dès lors apparaitre comme un outil précieux au service de l’égalité des acquis. Des recherches nuancent cependant cette assertion :

  • Des méta-analyses démontrent que les élèves les moins « performants » profitent largement d’un enseignement cadré, caractérisé par un enseignement explicite, un guidage élevé, de nombreuses structurations et rétroactions opérées par l’enseignant. L’efficacité de ce guidage peut être partiellement expliquée par la théorie de la « charge cognitive ».
  • D’autres recherches montrent que l’emphase mise sur le projet, l’intérêt ou le jeu, encouragée par certains courants des pratiques actives pour « donner sens » aux apprentissages, sont susceptibles de masquer l’enjeu cognitif des activités scolaires. Apparaissent alors des malentendus scolaires, qui touchent prioritairement les élèves de milieux populaires, et qui engendrent des difficultés d’apprentissage.
  • Enfin, il y a lieu de s’interroger sur la pertinence de la mise en œuvre d’une pédagogie « sur mesure », prétendument adaptée aux « profils » supposés des élèves, qui trouve un certain écho dans les pédagogies actives.

L’appropriation de ces éléments critiques par les enseignants investis dans les pédagogies actives constitue une opportunité de réguler les pratiques pour les faire tendre vers davantage d’égalité.