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ME3 – Pédagogies actives et milieux populaires

Étude de cas

  • ME3
  • Conférence collective
  • Par Laurent Talbot, Frédérique Biesemans et Amina Talhaoui – ULB
  • Tout public
  • Mercredi 21 mars / 15h15-16h45

Cet atelier présente les fruits d’une récente recherche, née d’une analyse contemporaine du champ d’application des pédagogies actives et du constat d’un déplacement de ce dernier par rapport à son contexte d’émergence.

En effet, alors qu’initialement pensées pour des milieux populaires, les pédagogies actives semblent, à l’heure actuelle, davantage orientées vers des publics favorisés. Sur base de cette évolution, cette récente recherche,  s’intéresse, a contrario, à leur présence dans des écoles accueillant des publics défavorisés.

Le projet s’inscrit dans une vision heuristique vu qu’à ce jour cette mise en perspective conjointe reste quasi inexplorée malgré le regain d’intérêt actuel que suscitent ces dites pédagogies. À l’aide d’une méthodologie mixte alliant questionnaires et entretiens avec un échantillon reprenant l’ensemble des écoles d’un Pouvoir Organisateur de la Fédération Wallonie-Bruxelles, nous identifions leur présence déclarée à des degrés divers et dépendant principalement de l’initiative et du profil de l’enseignant.

Parmi les résultats obtenus, différents facteurs identifiés éclairent ces phénomènes et expliquent d’une part les motivations qui les sous-tendent ainsi que les leviers favorisant leur application. D’autre part, on constate la présence de certains freins et obstacles à l’exploitation de ces pédagogies au sein de classes de l’enseignement primaire ordinaire.