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GCONF – JE8 – Pédagogies actives : l’activité en question(s) par Jacques Bernardin

Pédagogies actives : l’activité en question(s)

  • GCONF-JE8
  • Conférence
  • Par Jacques Bernardin, Président du GFEN (Groupe français d’Éducation Nouvelle)
  • Tout public
  • Jeudi 22 mars / 14h15-15h15

Les pédagogies actives, bien que s’inscrivant dans une approche commune faisant rupture avec l’enseignement traditionnel, ont des déclinaisons diverses, redevables à leur histoire. A l’heure où on se tourne vers elles pour repenser l’éducation, il est légitime d’en interroger les points aveugles.

L’activité est centrale pour l’éducation nouvelle, et les psychologues comme les sciences cognitives en accréditent l’importance. Encore faut-il en préciser la nature, car si l’activité opératoire est importante, signe tangible de l’action de l’enfant sur le monde, elle ne suffit pas pour apprendre. Elle peut même avoir des effets de leurre, tant pour l’enseignant que pour l’élève.

En effet, l’apparence est parfois trompeuse. Ainsi, l’élève très actif en classe peut parfois décevoir et l’élève silencieux surprendre positivement. L’activité ne se réduit donc pas à l’observable. En écho, du côté des élèves scolairement fragiles, on relève des malentendus quant à la façon de s’inscrire dans les apprentissages. D’où l’importance de cerner la logique qui sous-tend leurs conduites.

Les sociologues nous alertent sur les limites de pédagogies actives aux effets élitaires dès lors qu’elles mésestiment les déplacements à faire opérer aux élèves, notamment ceux qui – sur la base de leur prime expérience socio-familiale – ne partagent pas les codes de l’école. L’activité reste néanmoins un espace privilégié de (re)mobilisation des élèves, pour peu qu’on en utilise tous les ressorts.