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GCONF – JE2 – Les pédagogies nouvelles, toute une histoire ! Par Catherine Chabrun

Les pédagogies nouvelles, toute une histoire !

Au départ un fond commun de résistances et d’espérances

  • GCONF-JE2
  • Conférence
  • Par Catherine Chabrun, rédactrice en chef de la revue Le Nouvel Educateur
  • Tout public
  • Jeudi 22 mars / 14h15-15h15

En France, les pédagogies nouvelles émergent au fur et à mesure qu’une certaine forme scolaire se met en place, celle où l’on commence à regrouper les enfants par niveaux, où l’on segmente les savoirs avec des progressions délimitées par année avec des évaluations régulières…
Après les lois Jules Ferry sur l’école primaire  qui rendent l’école gratuite en 1881, l’instruction obligatoire et l’enseignement public laïc en 1882, cette forme scolaire est maintenue et renforcée. L’État est aux commandes, il la modélise avec trois séparations : séparations filles-garçons, enseignement général et professionnel, secteur laïque et libre.

Tout au long du 20e siècle, l’école se construit avec : l’enfermement de l’enfance (dans des espaces qui relèvent plus de la caserne : classes étroites, lieux de déplacement contraints, cours de récréation, surveillance des élèves, mais aussi des enseignants), les apprentissages s’appuient sur des textes appris par cœur ; l’autorité du maître comme celle du manuel ne peuvent être discutées ; l’espace et le temps scolaire sont réglementés par une discipline rigoureuse.

Comme le disait déjà Pestalozzi au XVIIIe siècle : « Comment enseigner à des enfants, à des élèves qui ne veulent pas de nous ? ».

Ces militants, ces pédagogues constatent que le système pédagogique traditionnel ne fonctionne pas et surtout que si un ou des enfants ne s’adaptent pas, c’est bien le système qui est inefficace.
L’espérance, l’utopie les portent guidés par de grands principes, certes avec parfois des nuances, car engagés chacun dans des systèmes éducatifs différents.