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Appel à contributions

Les contributions proposées offriront une visibilité aux questions, recherches, initiatives et innovations à propos des pédagogies actives.

Il s’agit de susciter la réflexion face aux questions que se posent les professionnels de l’éducation quant aux transformations que vit actuellement l’école, que ce soit dans son rapport au savoir, aux apprentissages, à l’institution ou encore aux interactions humaines ou didactiques.

Tous les ateliers et toutes les conférences traiteront de l’un des thèmes suivants et pourront également croiser plusieurs thèmes.  Les questions relatives à chaque thème sont une ouverture à la réflexion et ne sont pas exhaustives.

Pédagogies actives et apprentissage de la citoyenneté, autonomie et liberté

Les écoles de la Cocof font partie du réseau officiel neutre subventionné, le CPEONS[1]. Elles sont garantes des valeurs de démocratie, de pluralisme et de solidarité. Elles adhèrent à la charte du CPEONS qui défend « […] la liberté, favorise l’initiative et développe le sens des responsabilités […] »[2]

Les fondements historiques et philosophiques liés aux pédagogies actives nous amènent inéluctablement à nous interroger sur la finalité de l’école, et spécifiquement sur la préparation « citoyenne » du jeune (cf notamment l’article 6 du Décret « Missions » du 24 juillet 1997).

Quelle est l’évolution de la notion de pédagogies actives au fil du temps ?

Quels liens peut-on faire entre les pédagogies actives et le(s) rôle(s) de l’école aujourd’hui ?

Quelles finalités pour l’Education ?

Quels citoyens de demain souhaitons-nous ?

Comment l’école peut-elle soutenir la construction d’une société coopérative ?

Quels sont les processus de participation démocratique en place dans les écoles à pédagogies actives ?

[1] Commission Permanente de l’Enseignement Officiel Neutre subventionné

[2] Charte du CPEONS : http://www.cpeons.be/page.asp?id=18&langue=FR consulté le 09 novembre 2017

Pédagogies actives et inégalités scolaires

Le caractère inégalitaire et peu efficace du système éducatif en FWB n’est plus un secret pour personne (cf. par exemple les données PISA  et entre autres, les recherches de Dupriez, Vandenberghe, Lafontaine, Monseur, Danhier et Jacob, etc.). Il en est de même pour nos voisins français (cf. par exemple les recherches de Bonnéry ou Rochex).

De quelles inégalités parlons-nous ?

Les pédagogies actives peuvent-elles permettre une diminution des inégalités scolaires ou risquent-elles au contraire de les renforcer ? Comment ? Par quels leviers ? Quels sont les freins ? 

À qui s’adressent les pédagogies actives ? Sont-elles élitistes ? Conviennent-elles à tous les enfants ? Comment les différents milieux sociaux, et plus particulièrement les milieux les plus défavorisés, conçoivent-ils ces pédagogies actives ? …

Pédagogies actives et coopération

Si, au regard du thème « pédagogies actives et apprentissage de la citoyenneté », la coopération peut être envisagée au travers des dispositifs mis en place pour plus de participation à la construction collective de la vie en communauté et en société, elle est vue ici, notamment, en tant que pratique pédagogique.

Comment penser l’action éducative dans la diversité des publics et des acteurs ? Qu’en est-il de l’apprentissage coopératif ?

Quels sont les effets de la pédagogie coopérative sur l’acquisition des apprentissages scolaires ?

Quelle articulation penser entre les différentes formes de travail (collectif, individuel, groupal, …) ?

Quelles sont les conditions pour assurer la coopération de tous les élèves dans l’activité mise en place ?

Pédagogies actives et curricula/programmes

En Communauté française de Belgique, on observe une tendance à fixer de manière la plus détaillée possible les programmes d’enseignement, y compris dans les méthodes et/ou approches pédagogiques dont l’enseignant doit tenir compte.

Comment les pédagogies actives peuvent-elles se positionner dans un tel environnement curriculaire ? Existe-t-il une contradiction irréconciliable entre  les programmes imposés de manière verticale par le système éducatif et les PA ?

Peut-on modifier les grilles horaires pour travailler certains contenus disciplinaires dans une approche plus transversale, voire transdisciplinaire ?

Pédagogies actives et pratiques de classe

Les pédagogies actives interrogent d’abord et avant tout la pratique de la classe et les stratégies mises en place par l’enseignant pour faire progresser l’élève dans ses apprentissages.

Comment apprend-t-on ? Pourquoi apprend-on ? Comment susciter le désir d’apprendre ? Quelles sont les conditions favorisant  les apprentissages  pour tous les élèves ? Sur quelle(s) pédagogie(s) s’appuyer pour faire réussir (tous) les élèves ? Quelles sont les pratiques pédagogiques dont l’efficacité a été démontrée ?

Quel est l’apport des neurosciences pour la compréhension des processus d’apprentissages ?

Pédagogies actives et évaluation

Les pédagogies actives véhiculent des principes d’humanisme, de coopération, d’absence de compétition, …

Dès lors, quel est le sens à donner à la démarche d’évaluation en pédagogie active ? Quelles sont les formes d’évaluation à privilégier ?  Les formes considérées comme classiques (évaluation certificative, sommative, …) ont-elles leur place ? Sont-elles complémentaires aux évaluations formatives et formatrices ? Comment impliquer l’élève dans le processus d’évaluation ? Comment faire de l’évaluation un processus dynamique de l’apprentissage ?
En lien avec la coopération, qu’évalue-t-on dans un travail coopératif ?

Pédagogies actives et nouvelles technologies

En 2017, impossible de faire l’impasse sur la révolution technologique. Smartphones, tablettes, tableaux interactifs, TICE, MOOC, e-learning, classes inversées, etc., ces moyens à notre disposition semblent bouleverser les apprentissages scolaires et les rendre moins indispensables. Qu’en est-il ?

Quels usages du numérique pour apprendre et quelles sont les conditions pour qu’un apprentissage efficace puisse avoir lieu ? Utiliser les outils numériques en classe, est-ce pratiquer une pédagogie active ?

Pédagogies actives et enseignement qualifiant

L’enseignement qualifiant désigne les deux formes d’enseignement, en Fédération Wallonie-Bruxelles, qui conduisent à une qualification professionnelle : le professionnel et le technique de qualification. Actuellement, cet enseignement est majoritairement perçu  comme une filière de choix négatif et de relégation.

Les pédagogies actives ont-elles un rôle à jouer dans le changement de perception de l’enseignement qualifiant ? 

Comment sont-elles actuellement pratiquées dans les écoles qualifiantes ?

Pédagogies actives et inclusion

Une école inclusive est une école qui accueille, sans discrimination, tous les élèves quels que soient leur difficulté, leurs besoins spécifiques ou encore leur situation de handicap.

Quel est l’apport des pratiques de pédagogies actives ?
A quelles conditions les pédagogies actives peuvent-elles favoriser l’inclusion de tous les élèves dans un même processus d’apprentissage ?

Pédagogies actives et bien-être à l’école

Les recherches récentes sur le climat scolaire montrent l’importance d’un vivre-ensemble positif sur les résultats scolaires. Mais qu’en est-il du bien-être individuel de chaque élève, qui est très rarement travaillé comme une dimension en soi du développement  personnel ?

Quelles sont les interventions éducatives qui impactent positivement les variables motivationnelles (estime de soi scolaire, sentiment d’efficacité personnelle, …) et émotionnelles ? Les pédagogies actives peuvent-elles faire l’impasse d’une démarche incluant diverses approches reconnues pour améliorer le bien-être (méditation, mindfulness…) ?

Pédagogies actives et formation des enseignants

La question centrale de la formation des enseignants resurgit de manière particulièrement cruciale lorsqu’on évoque une « culture » de pédagogies actives.

En ce qui concerne la formation initiale, les futurs enseignants sont-ils suffisamment formés aux pédagogies actives ? Existe-t-il une tension entre le contenu de leur cursus scolaire et la réalité vécue sur le terrain lors des stages notamment ?

De plus, la question de l’adéquation de l’offre de formation continue peut également être posée.

Quels dispositifs concevoir et proposer, à des équipes, mais aussi à des enseignants, pour les former aux innovations pédagogiques, aux pédagogies actives et coopératives ?

Pédagogies actives et gestion des établissements scolaires

A la lecture des questions soulevées dans chaque thème, la thématique de la gestion des établissements apparait comme primordiale : les pédagogies actives postulent l’apprentissage et l’acquisition de compétences, entre autre, en communication et coopération et postulent une participation active des élèves dans les processus de participation démocratique.

Quel type de management adopter ? Qu’en est-il de la coopération entre enseignants ? Quelles sont les conditions favorisant le travail d’équipe ?

Le débat sur les rythmes scolaires et l’interdisciplinarité peut également être abordé.

Pédagogies actives et architecture scolaire

Les débats sur l’Ecole sont nombreux mais concernent rarement l’espace et l’architecture scolaire. Si nous ne pouvons pas nier que l’architecture peut influencer le bien-être et la qualité de vie des usagers, qu’en est-il d’un éventuel lien entre architecture scolaire et réussite scolaire ?

Les pédagogies actives demandent-elles une architecture particulière pour pouvoir être mises en œuvre ?
Le bâtiment scolaire peut-il être un levier de bien-être et de réussite ?

Le colloque est destiné à l’ensemble des professionnels de l’enseignement (enseignants, éducateurs, conseillers pédagogiques, directions, …) en Fédération Wallonie-Bruxelles, aux futurs professionnels de l’enseignement et à leurs enseignants ainsi qu’aux partenaires et organismes publics œuvrant dans le domaine éducatif.

1. L’axe « acteur de terrain »

Les contributions de l’axe « acteur de terrain » seront l’occasion pour leurs auteurs de mettre en avant des témoignages et des retours sur expérience en lien avec les thèmes du colloque.

Les futurs enseignants sont également invités à soumettre une contribution en lien avec un vécu de stage ou à l’occasion d’un travail collectif mené dans leurs cours.

2. L’axe « chercheur »

Pour l’axe « chercheur », nous plaçons le colloque dans la perspective des sciences de l’éducation et ses angles multiples :

  • Angle historique
  • Angle philosophique
  • Angle sociologique
  • Angle de la psychologie sociale
  • Angle de la psychologie des apprentissages
  • Angle de la didactique

Les contributions s’inscriront dans un ou plusieurs thèmes repris dans le texte de cadrage et pourront concerner un angle unique ou être abordées en regards croisés.

Les interventions proposées seront soit individuelles soit, de préférence, collectives.

En lien avec le thème général du colloque sur les pédagogies actives, que ce soit dans la forme individuelle ou dans la forme collective, nous souhaitons des interventions interactives, participatives et co-élaborées. Il s’agira de faire interagir les participants et de les impliquer activement dans l’intervention proposée.

Les organisateurs du colloque proposeront plusieurs formats aux participants : conférences (inversées) en plénière, ateliers à thème prédéterminé, ateliers co-élaborés en séance, …

Dans le cas où le comité scientifique aurait à poser une limite au nombre d’interventions, il privilégiera les interventions de type collectif.

Intervention individuelle

Les intervenants qui choisissent la formule individuelle, élaborent leur présentation sous la forme d’un atelier interactif avec les participants.

Intervention collective

Pour la forme collective, les intervenants ont le choix de proposer un collectif préalablement constitué ou laissent le comité scientifique les associer a posteriori avec un/des intervenants de champs similaires ou de champs différents (ex : un (ou des) intervenant(s) de l’axe « chercheur » et un (ou des) intervenant(s) de l’axe « acteur de terrain » ou encore des interventions combinant plusieurs thèmes du colloque).

Les intervenants qui choisissent la formule collective, spécifient le type d’intervention parmi les suivantes :

  • Conférence en duo ou en trio
  • Atelier interactif
    • En duo
    • En trio
    • En quatuor

Après composition des collectifs, les intervenants seront mis en contact suffisamment à l’avance afin de pouvoir se concerter pour la co-construction de leur intervention.

Présentations de posters

En fonction du nombre, affichés le mercredi 21 mars et/ou le jeudi 22 mars entre 12h00 et 13h15, les présentations des posters permettront, en quelques minutes, aux différents acteurs scientifiques, académiques et de terrain de présenter leurs recherches, travaux et/ou projets. La présentation des posters sera également une occasion d’échanger avec le public (5 minutes).

Attention : Toutes les propositions de communications devront être déposées pour le 18 décembre 15 janvier au plus tard.

Les contributions prioritaires appartiendront à un ou plusieurs angles définis dans le texte de cadrage. Cependant, toute autre proposition d’intervention sera examinée avec soin par le comité scientifique

La durée des interventions sera communiquée aux contributeurs après réception de toutes les contributions. En effet, dans un souci de faire participer activement les participants, nous souhaitons pouvoir leur laisser des temps de co-élaboration du programme.

En fonction du nombre total d’interventions sélectionnées, il est prévu une ou deux sessions d’interventions.

En soumettant une proposition, l’auteur(e) d’une intervention accepte le programme qui sera élaboré par le comité scientifique.

Les résumés des interventions et des ateliers sont publiés sur le site Internet du colloque. Il est donc recommandé d’apporter un soin particulier à la rédaction de votre résumé.

Critères d’admissibilité

Les propositions de communications doivent être déposées au moyen du formulaire électronique.

Critères d’évaluation

Les contributions seront composées d’un titre, du nom de(s) l’intervenant(s) et de son (leur) affiliation, d’un résumé court de 200 mots, d’un résumé long de 1000 mots et de cinq mots clés.

Les résumés seront soumis en format WORD.

L’évaluation des propositions par le comité scientifique se fonde sur l’étude du titre et du résumé court de la communication, et se base sur les critères suivants :

Format conférence

  • Clarté de la problématique et des objectifs de la communication;
  • Clarté de la méthodologie;
  • Présence d’une conclusion ou de résultats de recherche;
  • Qualité de la langue écrite;
  • Une démonstration claire de la contribution de la communication à l’avancement des connaissances.
  • Pertinence du choix du dispositif de présentation (interactivité)
  • Pertinence du regroupement
  • Indication du nombre d’intervenants et de leur affiliation

Format atelier (forme individuelle)

  • Présence d’un descriptif d’une page maximum qui sera inclus dans le programme du colloque
  • Clarté de la problématique, de l’ancrage théorique et des objectifs de l’atelier ;
  • Clarté des modalités et des ressources fournies
  • Argumentation sur l’intérêt pour les participants
  • Indication du nombre maximum de participants
  • Indication de la/des personne(s) pressentie(s) pour l’animation
  • Pertinence du choix du dispositif de présentation (interactivité)

Format atelier (forme collective)

  • Présence d’un descriptif d’une page maximum qui sera inclus dans le programme du colloque
  • Clarté de la problématique, de l’ancrage théorique et des objectifs de l’atelier ;
  • Clarté des modalités et des ressources fournies
  • Argumentation sur l’intérêt pour les participants
  • Indication du nombre maximum de participants
  • Indication de la/des personne(s) pressentie(s) pour l’animation
  • Pertinence du choix du dispositif de présentation (interactivité)
  • Pertinence du regroupement
  • Indication du nombre d’intervenants et de leur affiliation

Normes de présentation et directives pour le colloque

  • Les auteurs s’engagent à prévenir les organisateurs du colloque de tout désistement, et ce, le plus tôt possible;
  • Pendant le colloque, par respect pour les autres conférenciers, les contributeurs doivent être présents pendant toute la durée de la séance.

Éléments du formulaire en ligne

Afin que le comité scientifique puisse évaluer les propositions d’interventions, les auteurs de propositions devront répondre aux questions suivantes du formulaire en ligne (les éléments facultatifs sont suivis d’un astérisque) :

  • Titre
  • Type de contribution
  • Résumé (200 mots maximum)
  • Équipement*
  • Commentaires*
  • Contact (renseignements sur la personne avec qui le comité scientifique communiquera par rapport à une proposition reçue)
  • Auteur(s) (renseignements)
17 novembre 2017

Lancement de l’appel à contributions

18 décembre 2017

Date limite pour la soumission

26 janvier 2018

Réponse du comité scientifique

Les réponses seront transmises au rythme du traitement des dossiers.

02 février 2018

Date limite d’inscription des conférenciers

08 janvier 2018

Inscriptions des participants (personnel CoCof)

À partir du 08 janvier 2018

Diffusion progressive du programme provisoire

15 janvier 2018

Inscriptions des participants

Fin février 2018

Diffusion du programme détaillé

02 mars 2018

Clôture des inscriptions

Formulaire d’envoi des contributions